La Banque africaine de développement (BAD) évalue à environ 5,4 milliards de dollars par an le déficit de financement de la transformation économique de la Zambie d’ici à 2030. Dans une communication du 23 octobre consacrée à son rapport pays 2026, elle chiffre les besoins annuels à 6,9 milliards de dollars. L’écart représente des ressources à mobiliser pour investir dans l’économie, et non un montant de dette immédiatement exigible.
Ce besoin concerne notamment les infrastructures, la transformation locale des matières premières, l’agro-industrie et la diversification productive. La BAD recommande de renforcer la capacité du pays à attirer des capitaux privés tout en développant les financements publics et concessionnels adaptés aux projets de long terme.
La mobilisation des ressources intérieures a progressé, relève l’institution : elles ont couvert environ 81 % du budget national en 2025. Ce résultat ne suffit toutefois pas à combler les besoins d’investissement identifiés pour les années suivantes. Le rapport propose d’élargir l’assiette fiscale, de simplifier les procédures de collecte et de mieux utiliser les outils numériques pour améliorer le recouvrement.
Pour attirer davantage d’investissements, la BAD met également en avant les partenariats public-privé. Le cadre juridique zambien révisé en 2023 permet de recourir à ces montages pour des projets de plus petite taille, notamment à l’échelle locale. L’institution souligne le rôle possible des financements à conditions favorables et des instruments de partage des risques dans la préparation de projets bancables.
Le rapport évoque aussi les obligations municipales, vertes ou sociales, ainsi que l’épargne des fonds de pension et des investisseurs institutionnels, comme sources de capitaux de longue durée. Les domaines jugés prioritaires comprennent la transformation du cuivre et d’autres ressources, les activités agricoles à plus forte valeur ajoutée et les infrastructures résilientes au climat.
Le document pays 2026, rendu disponible en juillet puis remis en avant dans la communication d’octobre, porte ainsi sur un déficit annuel estimé de financement du développement. Il ne constitue ni une annonce de nouveau prêt de 5,4 milliards de dollars ni un calendrier de décaissement.








