Les députés togolais ont adopté jeudi 22 octobre 2026, en première lecture, un projet de loi d’orientation agricole de 207 articles. Le texte entend faciliter l’accès des producteurs aux financements et aux marchés, améliorer les rendements et encourager la transformation des récoltes sur place. Présenté en détail par le gouvernement le 25 octobre, il doit encore être examiné par le Sénat avant de poursuivre son parcours législatif.

Sur le plan financier, le projet prévoit notamment la création d’un Fonds national de développement agricole, selon l’Agence togolaise de presse. Il cherche à mieux organiser les investissements dans les exploitations et à offrir aux producteurs un cadre plus stable. À ce stade, l’adoption en première lecture n’équivaut ni à la mise en place effective du fonds ni au versement de nouveaux financements.

La réforme traite aussi de la sécurisation du foncier agricole, de l’irrigation, de la mécanisation et du développement de la recherche. En renforçant l’accès à l’eau, aux équipements et aux connaissances techniques, les autorités veulent améliorer les capacités de production. Le projet intègre la gestion durable des ressources et l’adaptation aux aléas climatiques.

Autre priorité affichée : transformer davantage de produits agricoles au Togo plutôt que de se limiter à leur commercialisation à l’état brut. Cette orientation vise à retenir une plus grande part de la valeur ajoutée dans l’économie nationale et à soutenir les activités agro-industrielles. La formation et la participation des jeunes et des femmes figurent également parmi les domaines couverts.

Le vote est intervenu lors de la quatrième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale, présidée par Komi Selom Klassou, en présence de membres du gouvernement, dont le ministre de l’Agriculture, Antoine Lékpa Gbégbéni. Le président de l’Assemblée a défendu une politique liant hausse de la production et valorisation locale, deux objectifs que le projet place au centre de la modernisation agricole.